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Vous êtes ici: Maladies » Aphtes 28. Avril 2017
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Aphtes

Définition

Aphtes: lésions inflammatoires de la muqueuse buccale

Les aphtes (dont l’étymologie vient du grec) sont des lésions inflammatoires douloureuses (ulcères, ulcérations) de la muqueuse buccale, qui guérissent en général spontanément et sans laisser de cicatrices en l’espace de quelques jours (jusqu’à 2 semaines). Ils peuvent survenir une seule fois ou sous forme de crises récurrentes, auquel cas il est question d’aphtes récidivants ou chroniques, aussi connus sous le nom d’aphtose buccale récidivante ou de stomatite aphteuse récidivante (SAR).

 

Les aphtes récidivants font partie des affections de la muqueuse buccale les plus fréquentes. Dans la plupart des cas, ils débutent vers l’âge de la vingtaine ou de la trentaine et sont plus fréquents chez les femmes. Lorsqu’ils touchent les enfants, les aphtes chroniques débutent avant l’âge de 5 ans dans 40 % des cas. Une prédisposition familiale est retrouvée dans 40 % des cas.

Causes

La cause exacte des aphtes récidivants n’est pas connue. Parmi les déclencheurs potentiels, différents facteurs méritent d’être cités:

  • Blessures mécaniques de la muqueuse lors du brossage des dents, lors de visites chez le dentiste, en raison de prothèses dentaires ou bagues orthodontiques mal ajustées, en raison de morsures ou de l’ingestion d’aliments durs.
  • Intolérances alimentaires (par ex. aux noix, au chocolat, aux agrumes, aux tomates, à l’alcool, au fromage ou aux plats épicés).
  • Composants de produits d’hygiène dentaire (laurylsulfate de sodium).
  • Carences, par ex. en fer, en acide folique ou en vitamine B12. Une supplémentation adéquate peut réduire l’ampleur des aphtes.
  • Maladies favorisant la survenue d’aphtes, comme par ex. la neutropénie cyclique (baisse de certains globules blancs du sang).
  • Le stress et les fluctuations hormonales sont également discutés comme facteurs déclenchants.
  • Des facteurs héréditaires semblent également être impliqués (des antécédents familiaux positifs sont présents dans 40% des cas).

Certaines maladies peuvent imiter les manifestations de l’aphtose buccale. Il est particulièrement important pour le traitement de les différencier de cette dernière. Toutefois, il est souvent difficile de faire la distinction entre les lésions aphtoïdes (=qui s’apparentent à des aphtes), que ces maladies provoquent au niveau de la muqueuse, et l’aphtose buccale.

 

Exemples:

  • Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, telles que la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse et la maladie cœliaque (intolérance au gluten).
  • Maladies immunologiques, telles que la maladie de Behçet (maladie inflammatoire des petits vaisseaux sanguins).
  • Diverses affections de la peau et du tissu conjonctif.
  • Maladies infectieuses, telles qu’infection à Herpes simplex, zona, maladie pieds-mains-bouche, infection par le VIH, syphilis, tuberculose, infections à levures.
  • Stomatite. Peut survenir en cas de primo-infection par le virus Herpes simplex de type 1 (herpès labial). Le plus souvent chez les enfants en bas âge. La maladie est également appelée ''gingivo-stomatite herpétique''.
  • Cancers, tels que la leucémie et le cancer de la bouche.
  • Inflammations de la muqueuse buccale d’origine allergique ou médicamenteuse.

Troubles (symptômes)

Les aphtes se caractérisent par des lésions (ulcères, ulcérations) douloureuses, rondes ou ovales de la muqueuse, qui sont recouvertes d’un dépôt blanchâtre et sont le plus souvent délimitées de façon nette par un liseré inflammatoire rouge.

 

Les aphtes surviennent typiquement au niveau des parties mobiles de la muqueuse buccale, particulièrement au niveau des joues, des lèvres, de la langue ou du plancher buccal. Ils peuvent survenir sous forme de lésions isolées, sous forme de petits groupes, ou sous forme de lésions multiples qui confluent pour donner naissance à des lésions étendues de la muqueuse.

 

Classification

On distingue trois formes différentes d’aphtoses buccales (mineure, majeure, herpétiforme) et deux formes différentes d’évolution (simple, complexe).

 

Aphtose mineure (Mikulicz)

Avec une fréquence allant de 80 à 90%, elles représentent la forme la plus courante parmi tous les aphtes récidivants. Il s’agit ici de lésions plates de la muqueuse, d’un diamètre inférieur à 1cm (le plus souvent compris entre 2 et 5mm), qui disparaissent en général spontanément en 4 à 14 jours et ne laissent que rarement des cicatrices (dans env. 8% des cas). La plupart de temps, il ne se forme pas plus de cinq aphtes simultanés sur la muqueuse buccale (lèvres, joues, langue ou plancher buccal).

 

Elles se caractérisent dans un premier temps par une sensation de picotement, de brûlure ou de tension et une rugosité de la partie touchée. Après environ 24 heures, un gonflement rougeâtre apparaît et se transforme après 1 à 3 jours en un ulcère au dépôt blanc et aux bords rouges.

 

Aphtose majeure (Sutton)

Elles correspondent à 10% de l’ensemble des aphtes récidivants. Avec un diamètre de 10 à 30mm, elles sont plus grandes et souvent plus profondes que la variante mineure. De plus, elles guérissent plus lentement (10 jours à 6 semaines, dans de rares cas encore plus lentement) et forment beaucoup plus souvent des cicatrices (dans env. 64% des cas). Elles apparaissent le plus souvent dans la zone antérieure de la bouche mais affectent également le palais mou, les angles mandibulaires ou la zone du pharynx et du larynx.

 

Aphtose herpétiforme (Cooke)

Pour cette forme correspondant au maximum à 5% de l’ensemble des aphtes récidivants, il s’agit de l’apparition dans toute la cavité buccale de jusqu’à 100 lésions très douloureuses de la muqueuse, chacune mesurant 1 à 2mm, et qui confluent également pour donner naissance à des lésions étendues, entraînant des cicatrices dans env. 32% des cas.

 

Il arrive aussi que les trois types d’aphtoses surviennent simultanément.

 

Evolution simple

Cette catégorie concerne les aphtes qui réapparaissent 3 à 6 fois par an, surviennent en petit nombre, sont peu douloureux, guérissent rapidement et se limitent à la cavité buccale.

 

Evolution complexe

Cette catégorie concerne les aphtes qui surviennent en petit ou en grand nombre, sont très douloureux, guérissent lentement et sont localisés au niveau de la bouche et/ou des parties génitales (également possible au niveau du scrotum ou de la vulve, jusqu’à l’anus et l’aine). Ils réapparaissent fréquemment entre de brefs intervalles asymptomatiques, voire sans aucun intervalle asymptomatique. Les patients sont souvent très gênés et ne peuvent quasiment plus s’alimenter, ce qui entraîne une importante perte de poids.

 

En Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, on estime que la maladie de Behçet (une maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins) est responsable de 10% des cas à évolution complexe. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé dans les pays de Méditerranée orientale, du Moyen-Orient et d’Asie.

Examens (diagnostic)

Les aphtes récurrents ou les aphtes accompagnés de fièvre devraient faire l’objet d’une consultation chez le médecin.

 

En règle générale, l’interrogatoire et l’examen physique du patient suffisent à poser le diagnostic, sur la base des manifestations caractéristiques et de l’évolution typique des aphtes.

 

Dans certains cas, surtout en cas d’aphtes persistants ou atypiques, il est convient de réaliser des examens complémentaires, comme par ex. un prélèvement de tissu (biopsie), afin de pouvoir exclure d’autres maladies (par ex. une maladie de Behçet).

 

Il faut également toujours tenir compte des facteurs déclenchant et des maladies favorisant la survenue d’aphtes et/ou imitant les aphtes.

Options thérapeutiques

Tant que les causes des aphtes ne sont pas connues avec précision, le traitement est symptomatique, visant à soulager les symptômes, à accélérer la guérison et à réduire la fréquence et le degré de sévérité des épisodes individuels. A côté de mesures générales, il est également possible de recourir à des traitements locaux et, dans les cas sévères, à des traitements systémiques, soit des médicaments à ingérer.

 

Mesures générales

S’il existe un lien avec des aliments ou des habitudes alimentaires, ceux-ci/celles-ci devraient être évité(e)s (voir Causes).

 

En présence d’aphtes, il convient d’une manière générale d’éviter de consommer des aliments qui accentuent les douleurs ou irritent la muqueuse buccale. Il s’agit notamment des aliments acides comme les jus de fruits ou les agrumes, des plats salés, pimentés ou très épicés, des aliments durs comme les biscottes, ainsi que des noix, de l’alcool et des boissons gazeuses.

 

Par ailleurs, les produits d’hygiène dentaire à base de laurylsulfate de sodium sont également à proscrire car ils peuvent irriter la muqueuse buccale.

 

Traitement local

Les principes actifs peuvent être appliqués sous forme de crèmes, de gels, de sprays, de crèmes adhésives, de pâtes, de comprimés à sucer, de solutions ou de bains de bouche.

  • Anesthésiques locaux pour soulager les douleurs.
  • Les médicaments désinfectants/anti-inflammatoires diminuent le nombre de nouveaux aphtes et réduisent leur fréquence, soulagent les douleurs et accélèrent la guérison.
  • Les antibiotiques réduisent la durée de la maladie et atténuent les douleurs.
  • La cautérisation locale permet un soulagement rapide des douleurs, mais les aphtes ne guérissent pas plus vite.
  • Traitement par laser de type soft laser pour un soulagement immédiat de la douleur (effet persistant durant 4-7 jours).
  • Les corticostéroïdes sont utilisés lorsqu’un traitement combiné par antalgiques et anti-inflammatoires locaux se révèle inefficace. Prudence: en cas d’utilisation prolongée, ils favorisent les mycoses locales.
  • Médicaments spécifiques ayant une influence sur le système immunitaire.
  • Les médicaments à base de plantes, notamment ceux contenant des extraits de myrrhe, de ratanhia, de sauge ou de camomille, agissent comme des tanins et/ou ont des effets anti-inflammatoires.

 

Traitement systémique

En cas d’évolutions sévères, un traitement systémique doit être envisagé en plus du traitement local. A cet effet, il est possible de recourir par ex. à des corticostéroïdes ou à d’autres médicaments spécifiques ayant une influence sur le système immunitaire. Ces derniers sont toutefois réservés aux cas particulièrement tenaces et à ceux où d’autres systèmes corporels sont impliqués.



 
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