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Vous êtes ici: Maladies » Mal d’altitude, oedème pulmonaire 28. Avril 2017
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Mal d’altitude, oedème pulmonaire

Définition

Evolution du mal de l’altitude en un œdème cérébral d’altitude et/ou en un œdème pulmonaire d’altitude

L’oedème pulmonaire est la plus fréquente des maladies d’altitude. En médecine, l’œdème pulmonaire se rencontre dans les maladies cardiaques, telles que l’insuffisance cardiaque et les troubles du rythme cardiaque. Au cours de ces affections, du liquide s’accumule d’abord dans le tissu pulmonaire puis, dans les alvéoles pulmonaires suite à la retenue de sang dans les poumons.

 

La cause de l’oedème pulmonaire d’altitude diffère de celle des oedèmes d’origine cardiaque. Pour cette raison, les traitements utilisés dans le cadre des oedèmes cardiaques se sont pendant longtemps révélés inefficaces pour traiter l’oedème pulmonaire d’altitude.


L’oedème pulmonaire d’altitude peut survenir sur n’importe quelle montagne; les débutants et les enfants en sont particulièrement touchés.

Causes

Les causes exactes de l’oedème pulmonaire font l’objet d’intenses recherches. D’après des découvertes récentes, un déficit génétique au niveau des cellules des alvéoles pulmonaires pourrait en être la cause.


Dans des conditions normales, la pression au sein de la circulation pulmonaire est de 10 à 15 mm Hg. Chez les alpinistes, qui montent pour la première fois en hauteur, cette pression peut augmenter jusqu’à 30 mm Hg.


Chez les alpinistes présentant un oedème pulmonaire, la pression dans la circulation sanguine pulmonaire peut atteindre des valeurs de 60 mm Hg.

 

Cette augmentation de pression s’accompagne d’une accumulation de plasma sanguin dans les alvéoles pulmonaires après passage à travers les membranes lésées.

Troubles (symptômes)

Les symptômes de l’oedème pulmonaire se développent le plus souvent à partir d’un mal d’altitude aigu. Les symptômes sont:

  • Céphalées intenses, résistantes au traitement
  • Dyspnée
  • Insomnie
  • Perte d’appétit
  • Faiblesse, nausées
  • Vertiges, vomissements, apathie

L’oedème pulmonaire se manifeste en général après un temps de latence de 12 à 36 heures, lorsque les alpinistes dans nos régions ont généralement déjà entamé leur descente. Souvent, plusieurs facteurs contribuent à son développement : un effort physique très intense ayant épuisé les réserves physiques du sujet en l’absence d’une acclimatation suffisante ou bien une infection des voies respiratoires préalable. L’oedème pulmonaire survient fréquemment à des altitudes de 3'500 à 5'000 m, mais les symptômes peuvent déjà apparaître à 2'500 m en cas d’ascension rapide.

Les symptômes de l’oedème pulmonaire se manifestent souvent la nuit ou à la levée du jour, comme la respiration se ralentit durant la nuit et l’absorption d’oxygène est moindre durant cette période.


 

Symptômes typiques:

  • Détresse respiratoire intense
  • Lèvres bleues (cyanose: troubles de l’absorption d’oxygène dans les alvéoles pulmonaires en raison de l’accumulation de liquides à cet endroit)
  • Présence de râles à l’auscultation des poumons avec crépitations et respiration sifflante en raison de l’accumulation de liquides dans les alvéoles pulmonaires.

Options thérapeutiques

Sans traitement approprié, l’oedème pulmonaire peut mettre la vie du sujet en danger.

 

Mesures générales

  • Descente immédiate d’au moins 1'000 m d’altitude, même si les symptômes peuvent déjà s’améliorer après une descente de 100 m.
  • En plus, ou si la descente n’est pas possible: administration d’oxygène.
  • Caisse hyperbare (caisse dans laquelle la pression est augmentée avec une pompe, ce qui correspond à une descente d’environ 2'000 m).

 

 

Traitement médicamenteux (uniquement sous surveillance médicale)

  • Nifédipine: diminue la pression au niveau des artères pulmonaires, ce qui améliore les échanges gazeux.
  • Déxamethasone (cortisone): pour traiter l’oedème cérébral et/ou l’oedème pulmonaire.

Complications possibles

En présence d’un oedème pulmonaire, une pneumonie avec fièvre et altération de l’état général se développe fréquemment dans les jours qui suivent. Cette pneumonie doit immédiatement être prise en charge par un médecin et être traitée par antibiotiques et substances mucolytiques. 

 

Si l’alpiniste ne reçoit pas d’oxygène le plus rapidement possible et si une descente d’au moins 500 m n’est pas possible, l’augmentation permanente des pressions dans la circulation pulmonaire peut entraîner le décès du patient.

 

Des cas de décès à la suite d’oedème pulmonaire sont survenus dans les régions de trekking en dehors de l’Europe, où les ascensions des sommets s’étalent généralement sur plusieurs jours. Des cas de décès ont aussi déjà été signalés en Europe.

Mesures préventives

Pour prévenir la survenue d’un oedème pulmonaire, il faut veiller à s’habituer très progressivement à l’altitude par une ascension lente des sommets. Comme règle générale, à partir de 3'000 m, le rythme de l’ascension ne doit pas dépasser 300 m par jour.

 

3 principes importants à respecter en cas de mal d’altitude:

  • 1. reconnaître le mal d’altitude ! (en cas de malaise, il faut penser au mal d’altitude jusqu’à preuve du contraire)
  • 2. en présence de symptômes, interrompre l’ascension
  • 3. en cas d’aggravation, descendre immédiatement


 
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Sources, symtpômes, options diagnostiques et thérapeutiques

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