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En 1987, ces scientifiques avaient inspecté au hasard 1494 hommes âgés entre 50 et 69 ans. Entre 1987 et 1996, ces patients ont subi tous les 3 ans un toucher rectal.
A partir de 1993, les scientifiques ont ajouté la mesure du taux de PSA. En 1996, les hommes âgés au maximum de 69 ans ont bénéficié d’un dépistage. Après 20 années, les chercheurs ont comparé les dossiers médicaux des participants avec ceux de 7'500 hommes qui n’avaient préalablement pas effectué de tests du cancer de la prostate.
Résultats: le taux du diagnostic du cancer de la prostate est de 5.7% chez les hommes ayant bénéficié du dépistage; chez les autres, il est de 3.9%. La probabilité de mourir du cancer de la prostate est quasiment identique entre les patients ayant effectué un dépistage et ceux ne l’ayant pas fait. Les patients avec un cancer de la prostate ne bénéficient pas d’un pronostic vital plus long s’ils ont suivi un dépistage.
A leur triste bilan, les auteurs ajoutent que l’observation sur 20 ans du dépistage du cancer de la prostate chez les hommes de 50 à 69 ans ne permet pas de réduire les risques mortels du cancer de la prostate.
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