Si l’apport en fer est insuffisant, l’absorption par l’intestin trop réduite ou la perte de fer trop grande, le bilan ferreux est négatif. Cela entraîne les états de carence en fer suivants (classement par ordre décroissant):
1 – Diminution de la réserve en fer
2 – Carence en fer sans anémie: les processus métaboliques liés au fer peuvent être perturbés.
3 – Anémie ferriprive (anémie suite à une carence en fer)
Carence en fer permanente en cas de bilan du fer négatif
15 pour cent des femmes non ménopausées présentent une carence en fer
Aujourd'hui, les cas graves d'anémie ferriprive sont rares. Toutefois, des anémies ferriprives légères et surtout des carences en fer sans anémie sont très fréquentes notamment chez les femmes en âge de procréer.
Des études américaines et européennes ont estimé la fréquence d’anémie ferriprive chez les femmes non ménopausées à environ 3 % et la fréquence de carence en fer sans anémie à près de 15 %.
Les auteurs d’une étude menée en Suisse ont analysé la fréquence de la carence en fer chez des recrues: sur 11 322 jeunes hommes, 7 % présentaient une carence en fer sans anémie; seulement 0,1 % souffrait d'une anémie.
L’apparition, au cours de ces dernières années, de préparations à base de fer bien tolérées et administrées par voie intraveineuse ainsi que l’amélioration de symptômes tels que fatigue, difficultés de concentration, chute de cheveux, baisse d'efficacité, grâce à une prise de fer précoce (avant le développement d’une anémie), ont remis la carence en fer au centre des débats.
Mediscope - dde, dzu
19.10.2009
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Les tableaux pathologiques
Sources, symtpômes, options diagnostiques et thérapeutiques