Leucémie myéloïde chronique (LMC) - Surveillance du traitement
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L’examen du nombre de cellules immunitaires |
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| | La LMC est une maladie chronique qui accompagnera la personne atteinte très probablement pendant toute sa vie.
Pour optimiser la prise en charge de cette maladie, des examens de contrôle réguliers, effectués tout au long de la vie, sont nécessaires. Au début du traitement, les examens auront lieu toutes les deux semaines jusqu’à l’obtention d’une réponse hématologique complète. Par la suite, ils se feront tous les trois mois.
L’objectif des examens de suivi est la surveillance de la réponse au traitement et le dépistage précoce d’une reprise ou d’une progression de la maladie, afin de mettre en route, le cas échéant, des mesures appropriées. Tout examen comprend un entretien détaillé avec le médecin, au cours duquel le patient dira comment il se sent, quels sont ses besoins. Il pourra décrire les troubles et les angoisses qu'il ressent. Un examen physique ainsi qu’une prise de sang, et de temps en temps également une analyse de la moelle osseuse font partie des contrôles de suivi.
L’importance de l’examen de biologie moléculaire
En plus de l’évaluation du nombre de globules blancs immatures, il importe de contrôler régulièrement le nombre de cellules immunitaires (leucocytes) qui contiennent le chromosome Philadelphie (examen cytogénétique). Si le traitement par inhibiteurs des tyrosine kinases agit, les leucocytes porteurs de modifications typiques des chromosomes devraient être réduits à un tout petit nombre, voire avoir complètement disparus. (Voir aussi diagnostic)
L’examen le plus précis pour dépister une éventuelle maladie résiduelle est l’analyse de biologie moléculaire. A cet effet, le matériel génétique des cellules sanguines est tout d'abord répliqué. On procède ensuite à l‘évaluation du nombre de séquences génétiques BCR-ABL encore présentes. On parle de réponse moléculaire complète au traitement si les séquences génétiques de kinase BCR-ABL ne sont plus détectables. Cette réponse constitue un signal positif pour l’évolution de la maladie, sans toutefois être une garantie que la maladie ne resurgira pas.
L’importance d’une très bonne réponse moléculaire au bout de 18 mois (BCR-ABL <0.1%) a été encore soulignée par une étude publiée durant l’été 2010. En effet, les patients LMC qui avaient obtenu une aussi bonne réponse moléculaire ne présentaient, même après 7 années, aucune progression de la maladie et dans 95% des cas n’avaient pas eu de récidive de la maladie.
Parfois, de nouvelles modifications (mutations) génétiques peuvent se produire au cours de la LMC. Ces mutations peuvent, elles aussi, être dépistées par l’analyse de biologie moléculaire. Elles risquent d'avoir une influence défavorable sur l'évolution de la maladie. Si c’est le cas, le traitement devra éventuellement être ajusté en conséquence.
Si la concentration de la kinase BCR-ABL ou des cellules leucémiques dans le sang ou dans la moelle osseuse augmente à nouveau, ceci peut indiquer une progression de la phase chronique vers la phase d'accélération ou vers la crise blastique. Un ajustement immédiat du traitement permet généralement d’atténuer à nouveau cette réapparition (récidive) de la maladie.
Comment le patient peut-il se rendre compte par lui-même d’une possible progression de la LMC?
Tout aussi importantes que les analyses sanguines: les observations faites par le patient lui-même, quant à sa sensation de bien-être et à son état physique.
Les symptômes suivants peuvent être des indications d'un «réveil» de la maladie:
- accroissement de la fatigue et abattement
- diminution de la capacité productive, manque d'appétit et amaigrissement
- fièvre, sueurs nocturnes
- troubles physiques: douleurs abdominales (augmentation du volume de la rate) ou douleurs osseuses (agrégation de cellules leucémiques dans les os)
- gonflements, enflures sur ou sous la peau ou au niveau des muqueuses (en raison de l’agrégation de cellules leucémiques dans les os).
Si de telles observations sont faites par le patient, il devra les signaler au médecin traitant. Après examens du sang, le médecin pourra déterminer quelle est la cause de ces symptômes et s’entretenir des différentes possibilités de traitement avec son patient. Il se peut qu’il ne s’agisse pas d’une progression de la LMC, mais «seulement» d’effets secondaires du traitement qui pourront être atténués par la prise de mesures relativement simples.
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| 24.01.2011 - Dr. Daniel Desalmand, dzu |
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